Publié le 15 mars 2024

Contrairement à l’idée d’une ville bétonnée, les 2600 ans de Marseille sont lisibles partout, à condition de savoir où et comment regarder.

  • Les vrais vestiges antiques ne sont pas les façades du Panier (surtout médiévales), mais des traces souterraines, des caves ou des sites pré-grecs sur les hauteurs.
  • Le tracé de la ville moderne est directement dicté par la géographie antique, comme l’ancien rivage du port qui se situait 400 mètres plus loin dans les terres.

Recommandation : Commencez votre exploration par le Jardin des Vestiges, non pas comme un simple parc, mais comme la clé de lecture qui vous permettra de décrypter tout le reste.

Marseille, 2600 ans. L’affirmation est sur toutes les brochures. Pourtant, face aux façades haussmanniennes du centre, aux immeubles de la reconstruction signés Fernand Pouillon et à l’effervescence d’une métropole bien vivante, le scepticisme est permis. Où se cache donc cette antiquité promise ? Comment une ville qui semble si « moderne » et bétonnée peut-elle revendiquer un tel héritage ? Beaucoup de visiteurs se contentent de monter au Panier, croyant y trouver la cité originelle, ou admirent le Vieux-Port en imaginant de vagues drakkars, une erreur commune.

La vérité, c’est que chercher un Colisée marseillais ou un temple grec intact est une quête vaine. La clé n’est pas de chercher des monuments, mais de lire la ville comme un archéologue lit un terrain de fouilles : comme un palimpseste urbain. Marseille est un parchemin sur lequel chaque époque a écrit, effacé, puis réécrit, laissant des traces parfois infimes, souvent invisibles au premier regard. Son histoire n’est pas exposée, elle est enfouie. Elle ne se donne pas à voir, elle se déchiffre.

Cet article n’est pas une simple liste de lieux à visiter. C’est une méthode, un guide de décryptage pour le sceptique. Nous allons apprendre à voir au-delà du béton, à repérer les lignes fantômes d’un rivage disparu, à distinguer le vrai du faux antique et à comprendre comment l’esprit même de Marseille est né d’une rencontre il y a 26 siècles. En agissant comme un archéologue urbain, vous découvrirez que les preuves de la fondation sont bien là, sous vos pieds et dans la logique même de la ville.

Pour vous guider dans cette exploration, nous allons remonter le temps, des premiers habitants aux mythes fondateurs, en passant par les erreurs d’interprétation les plus courantes. Voici notre feuille de route pour décrypter les 2600 ans d’histoire inscrits dans le paysage marseillais.

Saint-Jean de Garguier ou Verduron : où voir les habitats gaulois avant les Grecs ?

L’histoire de Marseille ne commence pas avec l’arrivée des marins de Phocée. Pour comprendre le choix de leur implantation, il faut d’abord lever les yeux vers les hauteurs qui dominent la rade. Bien avant -600, le territoire était occupé par des tribus celto-ligures qui avaient établi leurs villages fortifiés, les oppida, sur des points stratégiques. Le plus significatif et accessible est sans conteste l’oppidum de Verduron, dans le 15e arrondissement. Ce n’est pas un site spectaculaire avec des murs imposants, mais un lieu chargé de sens pour qui sait observer.

Vestiges des fondations de pierre de l'oppidum de Verduron surplombant la baie de Marseille

En parcourant le site, on peut encore distinguer les fondations du rempart datant du IIIe siècle avant notre ère. Ces quelques pierres au sol sont la preuve tangible d’une occupation structurée bien avant que Massalia ne devienne une puissance. L’intérêt du lieu est double : il offre un témoignage archéologique direct de la culture locale et une vue panoramique imprenable qui justifiait à elle seule cette position défensive. C’est en comprenant cette occupation préalable que l’on saisit que l’arrivée des Grecs n’est pas une création ex nihilo, mais une interaction avec un territoire déjà maîtrisé. D’ailleurs, l’histoire de ce lieu fut brutale : une étude montre que l’oppidum a été détruit violemment par une armée utilisant des catapultes, probablement lors d’une opération de la cité marseillaise pour réaffirmer son contrôle sur son arrière-pays.

Pourquoi la ville s’est-elle construite autour du Lacydon (Vieux-Port) ?

Si les Ligures occupaient les hauteurs, pourquoi les Phocéens ont-ils choisi cette calanque spécifique, le Lacydon, pour fonder Massalia ? La réponse n’est pas romantique, elle est purement pragmatique et dictée par une géographie exceptionnellement favorable. Le Vieux-Port actuel n’est que le vestige d’une anse naturelle parfaite, beaucoup plus profonde et abritée qu’aujourd’hui. Trois éléments expliquent ce choix stratégique qui a déterminé 2600 ans d’histoire urbaine.

Premièrement, la protection naturelle. La calanque était flanquée de trois buttes : Saint-Laurent au nord, les Moulins (dans l’actuel Panier) au centre, et la Garde au sud. Ces collines, culminant jusqu’à 60 mètres d’altitude, formaient une forteresse naturelle facile à défendre contre les menaces venant de la terre. Deuxièmement, son orientation. L’entrée du port, tournée vers le nord-ouest, le protégeait des vents dominants et de la houle, offrant un mouillage sûr pour les navires antiques. C’était un havre de paix, un « port creux » idéal pour le commerce.

Enfin, et c’est peut-être le point le plus crucial, la présence d’eau douce. Sans source fiable, aucune cité ne peut prospérer. Les fouilles archéologiques ont été formelles sur ce point. Comme le souligne l’archéologue Maurice Euzennat à propos des découvertes du Centre Bourse :

Un puits d’époque archaïque (antérieur au VIe siècle) montre que le site était naturellement approvisionné en eau douce.

– Maurice Euzennat, Fouilles du Centre Bourse, document INA

Cet ensemble de conditions – protection, mouillage sûr et eau potable – a fait du Lacydon le seul choix logique. La ville n’est pas née par hasard, mais par une lecture intelligente d’un paysage exceptionnel.

L’erreur de confondre le médiéval et l’antique dans le Panier

C’est l’idée reçue la plus tenace : le Panier serait le cœur de la Marseille antique, le quartier des Grecs. En arpentant ses ruelles étroites et colorées, on s’attend à marcher sur les traces de Protis. C’est une erreur. Si le Panier est bien le plus ancien quartier de Marseille, l’immense majorité de ce qui est visible aujourd’hui n’est pas antique, mais médiéval, baroque ou moderne. Les façades des immeubles, les places charmantes, et même des monuments emblématiques comme la Vieille Charité (XVIIe siècle) ou l’Hôtel-Dieu (XVIIIe siècle) sont des ajouts bien plus tardifs.

La confusion vient du fait que la ville médiévale s’est construite sur les ruines de la ville grecque, en en respectant parfois le tracé. Le plan orthogonal (en damier) de la cité antique est encore décelable par endroits, mais les bâtiments eux-mêmes ont disparu. Pour le sceptique qui cherche des preuves, il est crucial de faire la part des choses.

Étude de cas : Le dynamitage du quartier en 1943

Un événement tragique explique en grande partie la disparition des vestiges. En janvier 1943, les autorités allemandes, sous prétexte d’une opération de salubrité, organisent la rafle puis la destruction systématique des quartiers nord du Vieux-Port, le cœur historique. Près de 1 500 immeubles sont dynamités, effaçant de la carte des siècles d’histoire et la quasi-totalité des vestiges antiques qui auraient pu être visibles en surface. La reconstruction d’après-guerre, bien que de grande qualité architecturale, a achevé de masquer les traces grecques sous un nouveau tissu urbain.

Le tableau suivant aide à distinguer clairement les époques pour ne plus faire d’erreurs d’attribution en visitant le quartier :

Le Vrai du Faux Antique dans le Panier
Monument/Lieu Époque réelle Confusion fréquente
Vieille Charité XVIIe siècle (1671-1749) Souvent pris pour antique
Hôtel-Dieu XVIIIe siècle (reconstruit 1753-1788) Confondu avec époque grecque
Caves de Saint-Sauveur VIe siècle av. J.-C. Authentique vestige grec archaïque
Tracé des rues Plan orthogonal grec sous trame médiévale Suit partiellement le damier antique
Fort Saint-Jean (tour du roi René) XVe-XVIIe siècle Pas de vestiges grecs visibles

Comment visiter les vestiges invisibles sous les immeubles modernes ?

Maintenant que nous savons que l’essentiel n’est pas visible en surface dans les vieux quartiers, où chercher ? La réponse est simple : sous terre, ou dans des lieux spécifiquement conçus pour révéler cette histoire enfouie. La construction du Centre Bourse dans les années 1970 fut une révélation. Les travaux de terrassement ont mis au jour une partie considérable de la ville antique et de son port. Ce qui aurait pu être un désastre archéologique est devenu une opportunité unique.

Vue aérienne du Jardin des Vestiges montrant les fortifications grecques intégrées dans le tissu urbain moderne

Le Jardin des Vestiges est aujourd’hui la preuve la plus éclatante et la plus accessible de la Massalia grecque. C’est ici que l’on peut voir de ses propres yeux les remparts de la ville, une porte monumentale, une voie dallée et même un bassin d’eau douce. Les fouilles ont été d’une ampleur considérable : elles ont permis de préserver plus de 10 000 m² de vestiges sur les 30 000 m² explorés. Ce site, intégré au Musée d’Histoire de Marseille, n’est pas juste un parc. C’est une fenêtre ouverte sur le passé, un lieu où la stratigraphie urbaine devient lisible. D’autres traces, plus discrètes, existent pour qui sait où regarder.

Votre plan d’action : Carte au trésor des vestiges cachés

  1. Parking Centre Bourse : Au niveau -1 du parking, cherchez le mur grec dit « de Crinas ». Vous verrez les fondations d’un rempart du IIe siècle av. J.-C. intégrées dans la structure en béton.
  2. Musée d’Histoire de Marseille : Outre ses collections, le musée offre un accès direct au Jardin des Vestiges. Ne manquez pas les épaves de navires antiques, preuves du commerce florissant.
  3. Station de métro Vieux-Port : Dans les couloirs, plusieurs vitrines exposent des vestiges découverts lors du creusement de la ligne, notamment des sections d’amphores et de poteries.
  4. Jardin des Vestiges (accès rue Barbusse) : Marchez sur la voie romaine et longez les fortifications. Repérez le grand bassin d’eau douce de 500 m³, qui témoigne de l’ingénierie hydraulique de l’époque.
  5. Application du Musée : Téléchargez l’application du Musée d’Histoire. Elle propose des reconstitutions en 3D qui vous permettent de visualiser la ville antique superposée aux lieux actuels, rendant l’invisible visible.

Quand ont lieu les commémorations de la fondation de la ville ?

L’histoire de la fondation de Marseille n’est pas qu’une affaire d’archéologues et de pierres anciennes. C’est une mémoire vivante, entretenue et célébrée par la ville elle-même, marquant son identité à travers les âges. Pour le visiteur, comprendre ces commémorations permet de saisir à quel point ce passé est constitutif de l’esprit marseillais contemporain. Il n’y a pas de « jour de la fondation » célébré chaque année comme une fête nationale, mais des événements marquants et des lieux symboliques qui ancrent ce récit dans le présent.

Le moment le plus spectaculaire fut sans doute les festivités du 26e centenaire, en juin 1999. Cet événement ne fut pas une simple fête, mais une réaffirmation puissante du mythe fondateur. Une immense parade nautique a été organisée, non seulement pour rappeler l’arrivée des Phocéens mais aussi pour symboliser toutes les vagues migratoires qui, par la mer, ont façonné la Marseille cosmopolite que l’on connaît. Vingt-six coups de canon furent tirés depuis le Fort Saint-Jean, connectant le présent au moment originel.

Cet anniversaire a laissé une trace durable dans le paysage urbain. Le Parc du XXVIe Centenaire, inauguré en 2001 sur le site de l’ancienne gare du Prado, est le mémorial le plus visible de cet événement. Son nom n’a rien d’anodin : il a été spécifiquement choisi pour commémorer la fondation de la ville. C’est une preuve que, même au tournant du XXIe siècle, la municipalité et les habitants continuent de se référer à cet acte fondateur de -600. Ces célébrations ne sont pas de la simple nostalgie ; elles sont une manière de réinterpréter continuellement le mythe pour qu’il reste pertinent aujourd’hui.

Corne du Port : comment visualiser la mer qui arrivait jusqu’ici il y a 2000 ans ?

L’une des expériences les plus frappantes pour comprendre la Marseille antique est de matérialiser son « trait de côte fantôme ». Le Vieux-Port que nous voyons aujourd’hui est bien plus petit que le Lacydon des origines. Au fil des siècles, l’envasement progressif, causé par les alluvions de petits cours d’eau comme le Lacydon et l’accumulation de débris, a fait reculer la mer. Les archéologues ont prouvé, notamment grâce aux carottages réalisés lors de la construction du métro, qu’à l’époque grecque, la corne du port, c’est-à-dire son extrémité, s’étendait environ 400 mètres plus loin vers le nord-est.

Cela signifie que toute la zone actuelle du quai des Belges, le début de la Canebière et le Jardin des Vestiges était sous l’eau. Se tenir sur ces lieux en imaginant l’eau à ses pieds est un exercice de visualisation puissant. C’est l’une des preuves les plus fortes du palimpseste marseillais : un quartier entier a été construit sur ce qui fut autrefois le cœur battant du port.

Pour faire cet exercice mental et physique, voici quelques repères concrets :

  • Placez-vous au pied du Palais de la Bourse, sur la Canebière : vous êtes littéralement au niveau où se trouvait l’eau à l’époque romaine. La Canebière n’existait pas, et à sa place s’étendait l’extrémité du port.
  • Observez la partie la plus basse et engazonnée du Jardin des Vestiges : cette zone correspond précisément à la corne du port antique. Les quais grecs que vous voyez sont les véritables rivages de l’époque.
  • Consultez les cartes au Musée d’Histoire : des plans superposent la Marseille antique et la Marseille actuelle, rendant ce recul de la mer immédiatement compréhensible.
  • Cherchez les marquages au sol : par le passé, des plaques de bronze ont été installées par la ville pour matérialiser l’ancien rivage. Bien que parfois usées, elles sont un indice de plus.

Où se trouve exactement le lieu du débarquement des Phocéens ?

La question du lieu précis où les premiers marins grecs ont posé le pied est un sujet qui fascine. Si le mythe parle d’un simple débarquement, l’archéologie et l’analyse topographique permettent de localiser la zone avec une bonne certitude. Il ne faut pas imaginer un débarquement sur une plage de sable fin, mais plutôt l’établissement d’un premier comptoir sur la rive la plus facile à défendre et à aménager. Les recherches convergent vers une zone très spécifique : la rive nord du Lacydon.

Selon l’historienne et archéologue Sandrine Chabre, spécialiste du mythe fondateur, le premier noyau d’habitation était très localisé :

La colonie phocéenne semble s’être établie, dans un premier temps, dans la zone du fort Saint-Jean avant de s’étendre progressivement vers la Vieille Charité dans le courant du VIe siècle av. J.-C.

– Sandrine Chabre, Article sur Gyptis et Protis

Cette hypothèse est logique. La butte de Saint-Jean, qui domine l’entrée du port, est le point de contrôle idéal. C’est une acropole naturelle, une sentinelle gardant l’accès à la calanque. C’est sur cette rive nord, à l’abri des vents et sur un promontoire facile à fortifier, que les Phocéens ont jeté les bases de Massalia. Le développement s’est ensuite fait progressivement vers l’est, en suivant la rive et en grimpant sur la butte des Moulins, qui deviendra le cœur de la cité antique. Le débarquement n’est donc pas un point unique, mais la prise de possession d’une position stratégique qui conditionnera toute l’expansion future de la ville.

À retenir

  • L’histoire de Marseille est un palimpseste : les preuves de sa fondation sont souvent sous vos pieds (caves, métro) ou dans la topographie (ancien rivage) plutôt que dans des monuments visibles.
  • Le quartier du Panier est principalement médiéval et moderne. Les vrais vestiges grecs accessibles sont concentrés au Jardin des Vestiges et au Musée d’Histoire.
  • Le mythe fondateur de Gyptis et Protis n’est pas une simple romance ; il symbolise un modèle d’alliance et d’intégration pacifique qui a défini l’esprit de la ville, par opposition à un récit de conquête.

Gyptis et Protis : comment l’histoire d’amour fondatrice explique l’esprit marseillais ?

Au-delà des pierres et de la stratigraphie, la preuve la plus vivante de la fondation de Marseille est peut-être son mythe fondateur lui-même, et ce qu’il révèle de l’ADN de la ville. L’histoire de Gyptis, princesse du peuple local des Ségobriges, choisissant d’offrir la coupe d’eau nuptiale à Protis, le chef des marins grecs fraîchement débarqués, est bien plus qu’une simple romance. C’est le récit d’une alliance, d’une fusion, et non d’une conquête. Contrairement à de nombreux mythes fondateurs basés sur la guerre et la domination, celui de Marseille repose sur le choix, l’accueil et le métissage. L’hellénisation du sud de la Gaule, comme le montrent les études, s’est en effet faite de manière largement pacifique par un système d’alliances entre les peuples.

Cet esprit d’ouverture et d’intégration, inscrit dans le mythe originel, est sans doute l’héritage le plus durable de la fondation. Il explique en partie cette tradition d’accueil qui a fait de Marseille une ville-monde, façonnée par des vagues successives d’arrivants venus de toute la Méditerranée. Le sceptique qui cherche des preuves tangibles trouvera même une résonance de cette histoire dans la science. En effet, une étude génétique de 2011 a montré que plus de 4 % des hommes de la région marseillaise portent encore l’haplogroupe E-V13, un marqueur génétique typique de la région de Phocée en Grèce, preuve d’une filiation qui a traversé 26 siècles.

La preuve ultime, à la fois physique et symbolique, se trouve sur le Quai des Belges, au cœur du Vieux-Port. Une plaque en bronze, inaugurée en 1952 par le maire Gaston Defferre, scelle ce récit dans le marbre de la ville : « ICI VERS L’AN 600 AVANT JC DES MARINS GRECS ONT ABORDÉ VENANT DE PHOCÉE […] ILS FONDÈRENT MARSEILLE D’OÙ RAYONNA EN OCCIDENT LA CIVILISATION ». Cette inscription est la conclusion parfaite de notre quête : la reconnaissance officielle, au cœur de la cité moderne, de cet acte fondateur qui a tout déterminé.

La prochaine fois que vous marcherez sur le Vieux-Port ou dans les rues de Marseille, ne vous contentez donc plus de regarder : décryptez. L’aventure archéologique ne fait que commencer, et chaque coin de rue, chaque dénivelé, chaque nom de place peut devenir un indice. Les 2600 ans de la ville sont bien là, attendant simplement que vous posiez sur eux un regard d’explorateur.

Rédigé par Antoine Tramoni, Antoine Tramoni est guide-conférencier diplômé et organisateur d'excursions maritimes avec 15 ans d'expérience dans la valorisation du patrimoine marseillais. Spécialiste reconnu de la cité phocéenne, il accompagne visiteurs et groupes dans la découverte authentique des trésors culturels, gastronomiques et naturels de Marseille et de ses calanques.