# Les meilleures randonnées à faire dans les Calanques
Entre Marseille et Cassis, le massif des Calanques déploie un spectacle naturel d’une beauté saisissante. Ce territoire calcaire, sculpté par l’érosion et le temps, plonge dans les eaux turquoise de la Méditerranée, offrant aux randonneurs des paysages d’une rare intensité. Reconnu comme Parc National depuis 2012, ce sanctuaire naturel protège près de 520 km² d’espaces terrestres et marins, constituant un terrain de jeu exceptionnel pour les amateurs de marche en pleine nature.
Les sentiers qui traversent ce massif calcaire blanc réclament toutefois une préparation minutieuse. Entre dénivelés soutenus, passages exposés et règlementation stricte liée aux risques d’incendie, randonner dans les Calanques exige un minimum d’expérience et d’équipement adapté. La période idéale s’étend d’avril à juin, puis de septembre à novembre, lorsque les températures restent clémentes et que la fréquentation demeure raisonnable. L’été impose des restrictions d’accès qui peuvent limiter considérablement votre itinéraire.
Chaque calanque possède son caractère propre : certaines se dévoilent après une simple promenade familiale, d’autres réclament plusieurs heures d’efforts soutenus sur des terrains parfois techniques. La diversité des parcours permet à chacun de trouver la randonnée correspondant à son niveau physique et à ses attentes. Que vous recherchiez une escapade côtière contemplative ou un défi sportif en terrain accidenté, ce massif unique saura combler vos aspirations.
Randonnée du sentier du littoral : de callelongue à marseilleveyre
Le sentier côtier reliant Callelongue à la Calanque de Marseilleveyre constitue l’une des randonnées les plus authentiques du massif marseillais. Ce parcours sauvage, relativement préservé de l’afflux touristique, serpente le long des falaises en offrant des panoramas maritimes spectaculaires. Comptez environ 2h30 pour parcourir les 7 kilomètres aller-retour, avec une difficulté moyenne qui nécessite une bonne condition physique.
La calanque de Marseilleveyre se distingue par son caractère reculé : aucune route carrossable n’y mène, garantissant une tranquillité appréciable. Seuls les randonneurs motivés et les plaisanciers peuvent accéder à cette crique sauvage, bordée d’une plage de galets et de sable où l’eau cristalline invite à la baignade. L’archipel de Riou se dessine au large, ajoutant une dimension maritime au paysage minéral.
Dénivelé positif et profil altimétrique du tracé côtier
Le profil altimétrique de cet itinéraire révèle un dénivelé positif d’environ 360 mètres, réparti en montées et descentes successives qui rythment la progression. Le sentier ondule constamment entre le niveau de la mer et des hauteurs dépassant les 150 mètres, imposant un effort cardiovasculaire soutenu. Ces variations d’altitude, caractéristiques du relief tourmenté des Calanques, requièrent des jambes entraînées et une endurance suffisante pour enchaîner les portions ascendantes.
La première montée depuis Callelongue s’avère particulièrement rude, avec une pente marquée sur les 400 premiers mètres. Le sentier grimpe rapidement en lacets serrés à travers la garrigue odorante, avant d’atteindre un
petit col offrant une première vue dégagée sur la mer et la silhouette de l’archipel de Riou. La suite de l’itinéraire alterne portions quasi horizontales en balcon et petites bosses successives, sans jamais présenter de longue ascension continue. Ne sous-estimez toutefois pas l’accumulation de ces variations : pour un randonneur peu entraîné, la fatigue musculaire peut se faire sentir au retour, surtout par forte chaleur.
Sur ce type de tracé côtier, le ressenti du dénivelé est souvent plus marqué que ne le laisse penser la simple valeur chiffrée. Les montées se font parfois sur des dalles calcaires inclinées, où chaque pas demande plus de concentration et d’énergie. Il est donc recommandé d’adapter votre allure, de faire de courtes pauses régulières à l’ombre rare des pins et de bien vous hydrater. Un temps de marche de 2h30 est une base indicative pour un marcheur habitué ; si vous randonnez en famille ou avec un sac chargé, prévoyez plutôt 3h.
Points de vue stratégiques sur la calanque de marseilleveyre
Le sentier du littoral multiplie les belvédères naturels, véritables balcons suspendus entre ciel et mer. L’un des premiers points de vue remarquables se situe après la montée initiale, lorsque l’itinéraire rejoint un replat dominant la calanque de Callelongue et le Cap Croisette : de là, vous embrassez d’un seul regard l’entrée du Parc National des Calanques. En poursuivant vers l’ouest, plusieurs avancées rocheuses offrent des panoramas spectaculaires sur la mer ouverte, particulièrement saisissants au lever ou au coucher du soleil.
À l’approche de la Calanque de Marseilleveyre, le sentier se rapproche progressivement du rivage et dévoile, par petites fenêtres successives, la plage et les cabanons blottis au pied du massif. Un promontoire rocheux situé juste avant la descente finale vers la calanque constitue un spot de choix pour la photographie : on y distingue clairement la courbe de la plage, le massif de Marseilleveyre en arrière-plan et, au large, l’archipel de Riou semblant flotter sur la ligne d’horizon. Prenez le temps de vous y arrêter, de couper votre GPS et simplement d’observer ; ce sont ces pauses contemplatives qui font le sel d’une randonnée dans les Calanques.
Pour les amateurs de vue à 360°, il est possible, en variante plus sportive, de quitter brièvement le sentier côtier pour gagner les crêtes secondaires qui dominent la calanque. Cette option, non balisée en sentier officiel et réservée aux randonneurs expérimentés, demande cependant de l’orientation et un pied très sûr. Si vous ne maîtrisez pas la navigation en terrain calcaire accidenté, mieux vaut rester sur l’itinéraire principal, déjà largement spectaculaire.
Difficulté technique des passages rocheux et mains courantes
Si la randonnée de Callelongue à Marseilleveyre ne présente pas de passages d’escalade à proprement parler, certains tronçons exigent une vigilance accrue. Plusieurs sections du sentier du littoral sont étroites et bordent des pentes raides ou des à-pics rocheux, notamment au niveau des vires surplombant la mer. Sur ces portions, la roche calcaire polie par le passage et l’humidité peut devenir très glissante, surtout après la pluie ou lorsque des embruns remontent du rivage.
Vous rencontrerez également quelques passages équipés de mains courantes (câbles ou chaînes) destinées à sécuriser la progression. Il ne s’agit pas de via ferrata, mais de sections où il est nécessaire de poser les mains pour franchir une marche rocheuse ou négocier un dévers. Les personnes sujettes au vertige peuvent se sentir impressionnées sur 2 ou 3 passages plus aériens, même si l’exposition reste modérée par rapport à d’autres itinéraires du massif. Dans le doute, avancez un par un, en gardant toujours trois points d’appui (deux pieds et une main, ou l’inverse) et en prenant le temps de choisir vos prises.
Des chaussures de randonnée avec une semelle à bonne accroche sont ici indispensables : les sandales, tongs et autres chaussures ouvertes sont à proscrire, autant pour la sécurité que pour le confort. En cas de forte affluence ou de groupe hétérogène, n’hésitez pas à faire passer en premier les randonneurs les plus à l’aise, de façon à fluidifier les franchissements. Et si vous randonnez avec des enfants, veillez à les encadrer de près sur ces portions, en leur expliquant clairement de ne pas courir ou jouer près des bords.
Accès routier depuis marseille et stationnement à callelongue
L’accès au départ du sentier du littoral se fait par le petit village des Goudes, à l’extrémité sud de Marseille, puis par la route étroite menant à la Calanque de Callelongue. Depuis le centre-ville, comptez environ 30 à 40 minutes de trajet en voiture en l’absence de trafic, davantage en haute saison lorsque les routes du littoral sont particulièrement fréquentées. L’itinéraire classique transite par le Prado, les plages, puis longe la corniche en direction de la Pointe Rouge, de la Madrague de Montredon et enfin des Goudes.
Le stationnement à Callelongue constitue l’un des principaux enjeux logistiques de cette randonnée. Le parking officiel est de capacité très limitée et se remplit rapidement les week-ends et jours fériés, parfois dès le début de la matinée. En été et lors des vacances scolaires de printemps, il n’est pas rare de devoir se garer bien en amont, voire de renoncer faute de place. Pour limiter cette contrainte et respecter la philosophie du Parc National, il est vivement recommandé de privilégier les transports en commun : plusieurs lignes de bus marseillaises desservent le secteur des Goudes, avec une correspondance possible depuis le métro.
Depuis l’arrêt final du bus, il faut compter une dizaine de minutes de marche pour atteindre la calanque de Callelongue et le départ du sentier balisé. Le village lui-même est très exigu : merci de respecter les riverains, de ne pas stationner devant les accès privés et de limiter le bruit, en particulier tôt le matin. Rappelez-vous enfin qu’en cas de fermeture du massif pour risque incendie, l’accès aux sentiers au-delà de Callelongue sera interdit, même si la route reste ouverte : il est donc impératif de vérifier l’état d’ouverture des massifs avant de prendre la route.
Circuit intégral de la calanque de sugiton : départ du col de la gardiole
La Calanque de Sugiton figure parmi les randonnées emblématiques du Parc National des Calanques. Nichée au pied de falaises spectaculaires, face à l’îlot du Torpilleur, elle combine relief montagneux, crique turquoise et ambiance de bout du monde. Le circuit intégral au départ du Col de la Gardiole permet de découvrir Sugiton par une approche plus sauvage que le classique départ de Luminy, tout en offrant la possibilité d’emprunter plusieurs variantes panoramiques.
Comptez environ 3h à 3h30 de marche pour la boucle, hors pauses baignade, sur une distance moyenne de 8 à 9 kilomètres et un dénivelé positif d’environ 400 à 500 mètres selon l’option choisie. Le niveau de difficulté est classé moyen à soutenu : certains passages de descente sont raides et caillouteux, et demandent un bon pied et une attention constante. En contrepartie, cet itinéraire vous offre une immersion complète dans l’univers minéral du massif du Puget, avec des vues remarquables sur Sugiton, Morgiou et le large.
Balisage GR et bifurcations vers le belvédère de sugiton
Depuis le Col de la Gardiole, le circuit emprunte d’abord une large piste forestière, ancien chemin d’exploitation aujourd’hui intégré au réseau de sentiers balisés du parc. Vous croiserez rapidement les marques blanches et rouges du GR 98-51, grande traversée des Calanques reliant Marseille à Cassis. Ce balisage principal sert de fil conducteur pour rejoindre le secteur de Sugiton, avant de bifurquer vers des sentiers secondaires permettant de gagner le belvédère et la calanque.
La bifurcation vers le Belvédère de Sugiton se fait généralement au niveau d’un carrefour bien marqué, où plusieurs sentiers se croisent. Un balisage spécifique (souvent en bleu ou en vert selon les cartes locales) vous indique la direction de ce promontoire perché à environ 250 mètres d’altitude. Ce belvédère, également surnommé la « tour d’Orient », offre un panorama saisissant sur la calanque de Sugiton, l’aiguille du même nom, le massif du Puget et, au loin, le Cap Morgiou. Il constitue une halte idéale avant d’entamer la descente vers la mer.
Pour ne pas vous tromper de direction, nous vous conseillons de préparer en amont votre tracé sur une carte IGN TOP25 ou une application GPS de randonnée fonctionnant hors ligne. Dans ce dédale de sentiers calcaires, certains croisements peuvent prêter à confusion, surtout par faible visibilité ou en cas de fatigue. Gardez en tête que le GR principal reste un axe de repli sûr : en cas de doute, vous pouvez toujours y revenir pour retrouver un balisage clair et des indications de direction vers les principaux cols et calanques.
Descente technique par l’escalier rocheux jusqu’à la plage
Depuis le belvédère, la descente vers la Calanque de Sugiton se fait par un sentier plus étroit et technique, qui plonge dans le vallon en de multiples lacets. Rapidement, le terrain devient plus caillouteux et demande de bien placer ses appuis, surtout si le sol est sec et recouvert de petits gravillons roulants. La section dite de « l’escalier rocheux » constitue le passage clé : il s’agit d’une succession de marches naturelles, parfois hautes, taillées ou sculptées dans la roche, où l’on doit régulièrement poser les mains pour assurer sa stabilité.
Ce tronçon ne relève pas de l’alpinisme, mais demande une certaine agilité. Les personnes souffrant de problèmes de genoux ou de vertige léger peuvent y trouver l’effort plus exigeant, en particulier à la remontée lorsqu’il faut hisser le corps sur des marches un peu hautes. Il est recommandé de prendre votre temps, de descendre de face sur les passages les plus raides et, si besoin, d’aider les randonneurs les moins à l’aise en leur indiquant où placer les pieds. Une fois au fond du vallon, le sentier débouche sur une petite plage de galets et de dalles rocheuses, où la couleur de l’eau justifie à elle seule les efforts consentis.
Pensez toutefois à anticiper le retour : ce que vous descendez devra être remonté en fin de journée, sous un soleil parfois très présent. Beaucoup de randonneurs sous-estiment cette remontée, qui, bien que courte, s’effectue souvent en pleine chaleur et après une baignade qui relâche la vigilance. Avant de quitter la plage, assurez-vous d’avoir encore suffisamment d’eau, de quoi grignoter, et prenez quelques minutes à l’ombre pour réchauffer doucement les muscles afin d’éviter les crampes lors des premières marches de l’escalier rocheux.
Variante par le plateau de luminy et durée d’itinéraire
Une variante très prisée consiste à combiner le départ du Col de la Gardiole avec un tronçon passant par le plateau de Luminy, ou à effectuer l’itinéraire en traversée entre ces deux points. Depuis le campus de Luminy, un large chemin mène au col de Sugiton, puis au belvédère, avant de rejoindre la calanque. L’intérêt de cette approche est de proposer une montée initiale plus progressive, ainsi qu’un accès facilité en transports en commun depuis Marseille. En revanche, le plateau de Luminy est plus fréquenté, en particulier les week-ends et vacances.
En pratique, plusieurs scénarios s’offrent à vous : boucle Col de la Gardiole – Sugiton – retour par un itinéraire haut, traversée Luminy – Sugiton – Col de la Gardiole, ou inversement. La durée d’itinéraire varie alors de 2h30 pour une simple montée/descente depuis Luminy jusqu’à plus de 4h pour une grande boucle combinant belvédère, calanque et traversée. Avant de vous lancer, évaluez honnêtement votre condition physique et le temps dont vous disposez : randonner pressé dans les Calanques est rarement une bonne idée.
Pour un premier contact avec la Calanque de Sugiton, beaucoup de randonneurs choisissent le départ de Luminy, plus direct et mieux balisé, puis, une fois le secteur apprivoisé, reviennent explorer le versant du Col de la Gardiole. Quelle que soit l’option retenue, gardez en tête que la descente vers la mer sera toujours la partie la plus technique, à gérer avec calme et lucidité. En cas de doute ou de fatigue excessive, il est parfois plus sage de s’arrêter au belvédère, qui offre déjà une expérience paysagère exceptionnelle sans imposer les contraintes de la descente jusqu’à la plage.
Restrictions d’accès estivales et règlementation du parc national
La Calanque de Sugiton se trouve au cœur d’un secteur soumis à une forte pression touristique, ce qui a conduit le Parc National à mettre en place des mesures spécifiques de régulation. Depuis l’été 2022, l’accès à la calanque est soumis à réservation obligatoire certains jours de haute affluence (généralement en été et lors de grands week-ends de printemps). Cette réservation, gratuite mais limitée en nombre de places quotidiennes, s’effectue en ligne via le site de l’Office de Tourisme de Marseille ou celui du Parc National des Calanques.
En parallèle, l’ensemble du massif est soumis au dispositif préfectoral de protection contre les incendies, qui conditionne l’ouverture ou la fermeture des sentiers entre le 1er juin et le 30 septembre. Le niveau de danger, actualisé quotidiennement, détermine si l’accès est autorisé, déconseillé ou strictement interdit. Avant toute randonnée vers Sugiton, vérifiez impérativement la carte « Accès aux massifs forestiers » publiée par la préfecture des Bouches-du-Rhône. En cas de fermeture, l’accès à la calanque, même avec réservation, est interdit.
Souvenez-vous enfin que la Calanque de Sugiton, comme l’ensemble du Parc National, ne dispose d’aucun service de type poubelle, point d’eau ou surveillance de baignade. Vous devez donc emporter vos déchets, prévoir vos réserves en eau (au minimum 1,5 à 2 litres par personne pour une demi-journée estivale) et respecter scrupuleusement les règles de protection de la faune et de la flore. Le bivouac, les feux, les barbecues et même la cigarette sont proscrits sur l’ensemble du massif. Ces contraintes peuvent paraître strictes, mais elles conditionnent la préservation à long terme de ce milieu méditerranéen fragile.
Traversée d’En-Vau : itinéraire depuis le Port-Miou
La randonnée vers la Calanque d’En-Vau au départ de Port-Miou est sans doute l’une des plus célèbres du massif des Calanques. Elle combine, en un même itinéraire, la découverte de trois criques emblématiques : Port-Miou, Port-Pin et enfin En-Vau, considérée comme l’une des plus photogéniques de Méditerranée. Depuis le parking de Port-Miou, à proximité de Cassis, on suit un sentier côtier et des vallons calcaires qui offrent des points de vue spectaculaires sur la mer et les falaises.
Comptez entre 3h et 4h de marche aller-retour, pauses comprises, pour ce circuit classé moyen en difficulté, mais pouvant devenir soutenu si vous descendez jusqu’à la plage d’En-Vau. Le dénivelé cumulé avoisine 300 à 400 mètres, répartis entre plusieurs descentes et remontées successives. Ce tracé, très fréquenté en haute saison, exige donc une bonne gestion de la fatigue, de la chaleur et de la circulation sur les sentiers, notamment dans les portions les plus raides.
Sentier balisé du vallon d’En-Vau et cairns de progression
Depuis Port-Miou, le sentier débute tranquillement en longeant la calanque transformée en port de plaisance, avant de rejoindre la forêt de pins qui précède Port-Pin. Le balisage, généralement en rouge et blanc pour le GR 98-51 ou en jaune pour les itinéraires locaux, reste clair sur cette première portion. Après Port-Pin, l’itinéraire s’éloigne du rivage pour pénétrer dans le vallon d’En-Vau, véritable couloir naturel encadré de parois calcaires imposantes.
Dans ce vallon, le sentier se fait plus minéral et parfois moins lisible, surtout lorsque la fréquentation crée plusieurs traces parallèles. C’est là qu’interviennent les cairns, petits tas de pierres érigés par les randonneurs pour matérialiser la progression. Ils complètent utilement le balisage officiel sur certains replats ou zones d’éboulis où le marquage peint est moins visible. Prenez néanmoins garde à ne pas créer vous-même de nouveaux cairns : multipliés à l’excès, ils peuvent perturber la lecture du terrain et sortir les marcheurs des sentiers autorisés.
Le vallon d’En-Vau présente quelques passages plus raides, mais reste globalement accessible à des randonneurs ayant un minimum d’expérience en terrain caillouteux. En revanche, il est déconseillé d’y engager une poussette ou de très jeunes enfants, la combinaison de cailloux roulants et de marches rocheuses rendant la progression délicate. Pour les familles, l’option consistant à s’arrêter au belvédère d’En-Vau, accessible par un itinéraire haut, constitue souvent un compromis intéressant entre effort et qualité des points de vue.
Passage du col d’En-Vau et exposition rocheuse sud
Le Col d’En-Vau marque un point clé de l’itinéraire : situé à environ 180 mètres d’altitude, il permet de basculer du versant du vallon à la descente finale vers la plage. L’ascension jusqu’au col se fait sur un sentier pierreux, parfois en lacets serrés, qui demande de gérer son allure pour ne pas se mettre dans le rouge. Une fois le col atteint, une brève traversée en balcon offre déjà une vue saisissante sur la calanque encaissée, avant que le regard ne se perde vers le large.
La zone du col est exposée plein sud, ce qui en fait un four naturel aux heures centrales de la journée, notamment entre juin et septembre. Le rayonnement solaire, réfléchi par la roche blanche, peut rapidement faire grimper la température ressentie, même lorsque le mercure semble raisonnable à l’ombre. Il est donc judicieux de programmer cette traversée tôt le matin ou en fin d’après-midi, quand la lumière devient plus douce et l’ambiance plus respirable. En contrepartie, cette exposition sud assure souvent un terrain bien sec, limitant les risques de glissade liés à l’humidité.
Depuis le col, plusieurs variantes permettent soit de descendre directement vers la plage, soit de rester en balcon pour rejoindre le belvédère d’En-Vau. Ce dernier, situé sur un promontoire avancé, offre un des plus beaux panoramas du massif : une vue plongeante sur la calanque, encadrée de falaises verticales, avec, en ligne de fuite, les falaises du Devenson et le large. Ce point de vue, facilement accessible depuis le col, est particulièrement recommandé aux randonneurs qui ne souhaitent pas s’engager dans la descente plus technique vers la mer.
Équipement recommandé pour la descente par cheminées
La descente vers la plage d’En-Vau depuis le col s’effectue par un sentier raide, ponctué de passages dits en « cheminées », c’est-à-dire des couloirs rocheux étroits où l’on progresse en se servant régulièrement des mains. Certains de ces ressauts, bien que courts, peuvent impressionner les personnes non habituées à ce type de terrain, d’autant que les pierres roulantes et la poussière calcaire augmentent le risque de glissade. Il est impératif de garder une distance de sécurité entre les randonneurs pour éviter les chutes de pierres accidentelles.
Un équipement minimal mais sérieux est ici recommandé : chaussures de randonnée à tige basse ou haute avec semelle crantée, bâtons télescopiques pour soulager les genoux à la remontée (quitte à les ranger dans le sac sur les sections où il faut les mains), et petit sac à dos bien ajusté pour ne pas déséquilibrer l’utilisateur dans les cheminées. Des gants fins peuvent s’avérer utiles pour protéger les mains des aspérités de la roche et des éventuelles ronces.
Si vous randonnez en groupe, prenez le temps de briefer les participants avant la descente, en rappelant quelques règles simples : un seul randonneur engagé à la fois dans les passages les plus étroits, interdiction de doubler dans les cheminées, et annonce claire en cas de chute de pierres (« pierre ! ») pour prévenir ceux qui suivent. Dans le doute, n’hésitez pas à renoncer à la descente vers la plage : la beauté d’En-Vau se savoure tout autant depuis les hauteurs, sans ajouter un risque inutile à votre randonnée.
Gestion de l’affluence touristique sur les plages d’En-Vau
En-Vau est victime de sa propre renommée : en plein été, la plage se couvre rapidement de serviettes et de kayaks, réduisant fortement le sentiment de nature sauvage que l’on vient y chercher. Pour limiter cette surfréquentation et préserver le site, plusieurs mesures de sensibilisation sont en place, mais la première d’entre elles reste votre propre comportement. L’un des leviers les plus efficaces consiste à choisir soigneusement votre créneau de visite : viser un jour de semaine en intersaison, ou un départ très matinal, change complètement l’expérience.
Arriver tôt vous permet non seulement de profiter de la plage avec moins de monde, mais aussi de sécuriser davantage la progression sur les sentiers étroits, moins engorgés. Pensez également à limiter au strict nécessaire le volume de votre équipement de plage : parasols volumineux, glacières rigides et gros sacs encombrants compliquent la descente et augmentent le risque d’accidents. Privilégiez un sac de randonnée compact, un pique-nique léger et un équipement de baignade minimaliste.
Enfin, gardez à l’esprit qu’En-Vau est un environnement sans infrastructure : pas de poubelles, pas de sanitaires, pas de poste de secours ni de point d’eau potable. Il vous appartient donc de remporter tous vos déchets, y compris les biodégradables, et de respecter les autres visiteurs en évitant les nuisances sonores (enceintes portatives, cris, jeux bruyants). En adoptant ces bonnes pratiques, vous contribuez directement à préserver la qualité du site et à maintenir la randonnée vers En-Vau parmi les plus belles expériences des Calanques.
Randonnée alpine vers la calanque de morgiou par le sentier de la fontasse
La Calanque de Morgiou, ancien port de pêche niché au pied de falaises imposantes, peut être rejointe par la route certains jours de l’année. Mais pour en apprécier pleinement le caractère sauvage, rien ne vaut la randonnée par le Sentier de la Fontasse. Cet itinéraire, plus « alpin » dans son esprit que les simples descentes routières, vous fait cheminer en balcon au-dessus de la mer, avec des vues spectaculaires sur Sormiou, Morgiou et le large.
Au départ du quartier des Baumettes ou du col de Sormiou, le sentier grimpe rapidement pour rejoindre le plateau, avant de filer vers l’est en direction de la Fontasse. Ce petit hameau de cabanons, perché au-dessus de Morgiou, constitue un carrefour de sentiers et un magnifique belvédère naturel. De là, une descente raide et caillouteuse mène à la calanque, en passant à proximité de la fameuse grotte Cosquer (dont l’entrée originelle se situe sous le niveau de la mer). Comptez entre 3h et 4h pour l’itinéraire en boucle, avec un dénivelé cumulé pouvant dépasser 600 mètres.
Ce sentier présente plusieurs sections aériennes, sur d’étroites vires calcaires dominant des pentes raides, qui justifient l’appellation de randonnée « alpine ». Sans être de l’escalade, certains passages demandent un pied très sûr, une bonne gestion du vide et une absence de vertige prononcé. En contrepartie, la récompense est à la hauteur de l’effort : l’arrivée sur Morgiou par le haut, avec vue plongeante sur le petit port, les barques colorées et les falaises, reste l’une des plus belles entrées en matière du massif marseillais.
GR98 : tronçon du massif des calanques entre cassis et callelongue
Pour celles et ceux qui souhaitent vivre une immersion prolongée dans le massif, le GR 98-51 propose une traversée de plusieurs jours entre Marseille et Cassis (voire au-delà vers La Ciotat). Le tronçon compris entre Cassis et Callelongue constitue le cœur spectaculaire de cet itinéraire, alternant crêtes panoramiques, vallons boisés et descentes vers les principales calanques. Sur environ 20 à 25 kilomètres, selon les variantes retenues, il permet de relier ces deux extrémités du parc en 2 à 3 jours de marche.
Ce sentier de grande randonnée, balisé en blanc et rouge, est classé de difficulté moyenne à difficile selon les étapes, en raison des dénivelés cumulés (plus de 1700 mètres positifs sur l’ensemble du tronçon) et de la technicité de certains passages. Il demande une bonne préparation physique, une logistique pensée à l’avance (hébergements, eau, nourriture) et une maîtrise minimale de la navigation en terrain calcaire. En échange, il offre l’une des plus belles traversées littorales de France, avec une diversité de paysages rarement égalée sur une distance aussi courte.
Étapes quotidiennes et refuges du sentier de grande randonnée
La traversée Cassis – Callelongue se découpe classiquement en deux grandes étapes de marche, avec une nuit intermédiaire à Cassis ou dans les environs. Une première journée peut relier Cassis au secteur du col de la Gardiole via Port-Miou, Port-Pin, En-Vau et le plateau des Falaises du Devenson. La seconde journée se concentre sur le massif de Marseilleveyre, avec descente vers Morgiou ou Sormiou, remontée sur les crêtes, puis arrivée à Callelongue en surplombant l’archipel de Riou.
Contrairement aux massifs alpins, le Parc National des Calanques ne dispose pas de refuges gardés en altitude. Le bivouac y est strictement interdit, de même que le camping sauvage. L’organisation des étapes doit donc intégrer un retour quotidien dans une zone d’hébergement autorisée : Cassis, Marseille (quartiers sud) ou éventuellement des hébergements situés en périphérie du parc. Certaines auberges associatives, comme celle de la Fontasse au-dessus de Cassis, proposent un hébergement rustique, mais leur accès et leur réservation doivent être anticipés longtemps à l’avance et restent soumis à la règlementation du parc.
Pour optimiser votre traversée, il est pertinent de combiner transports en commun, taxi local ou covoiturage pour rejoindre les points de départ et d’arrivée quotidiens. Une bonne pratique consiste par exemple à laisser votre véhicule à Marseille, de rallier Cassis en bus ou en train, puis de revenir à pied vers Callelongue en deux jours. Quelle que soit votre option, gardez en tête que la clé d’une traversée réussie réside dans l’anticipation : itinéraire détaillé, points d’eau potentiels (rares), solution de repli en cas de fermeture du massif ou de météo défavorable.
Passages exposés au cap canaille et sécurisation du parcours
Bien que le Cap Canaille soit techniquement situé en dehors du périmètre strict du Parc National des Calanques, il constitue un jalon important de la grande traversée littorale entre La Ciotat, Cassis et Marseille. Ses falaises, parmi les plus hautes falaises maritimes d’Europe (jusqu’à 394 mètres), offrent des points de vue vertigineux sur la Méditerranée et les calanques de Cassis. Le GR 98-51 ne longe pas directement le bord de la falaise, mais emprunte des sentiers et pistes situés plus en retrait, garantissant un niveau de sécurité acceptable pour un marcheur aguerri.
Cela ne signifie pas pour autant que le parcours soit dénué d’exposition : certaines sections se déroulent sur des fronts de coteaux raides ou en bordure de reliefs abrupts. Un pied sûr, l’absence de vertige marqué et le respect du balisage officiel sont indispensables. En cas de vent violent (mistral) ou de pluie, il est vivement déconseillé de s’aventurer sur ces portions, le risque de chute augmentant significativement. Les autorités locales peuvent d’ailleurs décider ponctuellement de fermer la route des Crêtes et certains sentiers en cas de conditions météo défavorables.
Pour votre sécurité, ne quittez jamais le tracé balisé pour vous approcher du bord de la falaise, même pour « une photo rapide ». Les roches, parfois fracturées en couches friables, peuvent se dérober sous le poids d’un randonneur. De plus, l’utilisation de drones est strictement réglementée, voire interdite sur de larges secteurs, afin de ne pas perturber la faune aviaire nichant dans les falaises. Laissez à vos jumelles et à votre appareil photo, bien tenus en main, le soin d’immortaliser les panoramas.
Cartographie IGN TOP25 3145 ET et navigation par GPS
Pour préparer et suivre votre itinéraire sur le GR 98-51, la carte IGN TOP25 3145 ET – Marseille, Aubagne, Parc National des Calanques fait figure de référence. Elle détaille finement le réseau de sentiers balisés, les courbes de niveau, les points remarquables (belvédères, cols, sources temporaires) et les limites du Parc National. Combinée à un altimètre ou à l’application mobile officielle du parc, elle permet de situer avec précision votre progression et d’anticiper les difficultés à venir (dénivelés, terrains techniques, absence d’eau).
La navigation par GPS, via une application de randonnée sur smartphone ou une montre connectée, constitue un complément précieux, à condition de télécharger au préalable les fonds de carte et la trace de votre itinéraire en mode hors ligne. Le réseau mobile est en effet très inégal dans les Calanques, voire inexistant sur certains versants. Comme pour une ceinture de sécurité, l’outil numérique ne dispense pas de la prudence : gardez en permanence en tête les repères topographiques majeurs (crêtes, calanques, cols) et ne déléguez jamais entièrement votre orientation à un écran.
En pratique, la combinaison d’une carte papier, d’une boussole simple et d’un GPS de randonnée reste la solution la plus robuste, surtout pour un itinéraire de plusieurs jours. Pensez à emporter une batterie externe pour recharger votre téléphone, à activer le mode avion en marchant pour économiser l’énergie, et à protéger vos appareils de la chaleur et des chocs. Enfin, n’oubliez pas de signaler votre projet de traversée à un proche, en lui indiquant vos grandes étapes et vos horaires prévisionnels : en cas de problème, ces informations peuvent faire gagner un temps précieux aux secours.
Conditions physiques requises et préparation logistique pour les calanques
Randonner dans les Calanques ne se résume pas à une simple balade côtière : il s’agit d’un environnement exigeant, où les combinaisons de chaleur, de dénivelés répétés, de terrain technique et d’absence d’ombre peuvent mettre à rude épreuve même des marcheurs expérimentés. Avant de vous lancer sur les itinéraires décrits plus haut, il est donc essentiel d’évaluer honnêtement votre condition physique, votre expérience en terrain accidenté et votre capacité à gérer l’effort dans un climat méditerranéen sec.
Une préparation minimale, incluant quelques sorties d’entraînement sur des sentiers vallonnés, peut faire toute la différence, surtout si vous visez des randonnées de 4 heures et plus, ou une traversée de plusieurs jours. À cela s’ajoute une logistique soigneusement pensée : choix des horaires (départ tôt le matin), vérification des conditions d’accès, gestion de l’eau et de la nourriture, équipement adapté (chaussures, chapeau, vêtements couvrants). Dans les Calanques, la marge d’erreur est plus faible qu’en plaine : chaque négligence peut rapidement se traduire par une fatigue excessive, des coups de chaleur, voire des appels aux secours.
Coefficient de difficulté COTRI et échelle de cotation des sentiers
Pour mieux appréhender la difficulté réelle d’une randonnée dans les Calanques, plusieurs plateformes et topo-guides utilisent aujourd’hui des systèmes de cotation inspirés de l’échelle COTRI (ou équivalents). Ce coefficient prend en compte non seulement la distance et le dénivelé, mais aussi la technicité du terrain (passages rocheux, exposition, nécessité d’utiliser les mains), les conditions climatiques habituelles et la durée globale de l’effort. Ainsi, deux itinéraires de 10 kilomètres et 400 mètres de dénivelé peuvent obtenir des cotes très différentes selon qu’ils se déroulent sur piste confortable ou sur sentier escarpé en balcon.
Dans le massif des Calanques, beaucoup de randonnées « moyennes » sur le papier (en termes de chiffres bruts) sont ainsi classées en difficulté moyen + ou difficile lorsque l’on intègre ces paramètres qualitatifs. Pour vous, randonneur, l’enjeu est de ne pas vous fier uniquement aux distances et dénivelés annoncés, mais aussi de lire attentivement les descriptifs techniques : présence de mains courantes, passages exposés, ressauts rocheux, pentes supérieures à 25 %, etc. Vous pouvez considérer qu’en moyenne, une randonnée dans les Calanques « vaut » une sortie en moyenne montagne de difficulté équivalente, même si l’altitude réelle reste modeste.
Avant de choisir un itinéraire, interrogez-vous : êtes-vous à l’aise sur des pentes caillouteuses ? Avez-vous déjà marché 3 à 4 heures d’affilée avec du dénivelé ? Supportez-vous bien la chaleur ? Ces questions simples, mais honnêtes, vous aideront à opter pour la randonnée la plus adaptée à vos capacités actuelles, plutôt que de vous laisser séduire uniquement par des photos spectaculaires.
Gestion thermique et besoins hydriques en milieu méditerranéen calcaire
Le climat méditerranéen des Calanques impose une gestion rigoureuse de la chaleur et de l’hydratation. Sur ces reliefs calcaires très réfléchissants, l’ensoleillement direct s’ajoute au rayonnement du sol pour augmenter significativement la température ressentie. En plein été, il n’est pas rare de mesurer plus de 35°C à l’ombre en milieu de journée, et davantage encore sur les dalles blanches exposées plein sud. Dans ces conditions, la déshydratation peut survenir en moins de deux heures, même chez des randonneurs entraînés.
La règle de base consiste à prévoir au minimum 1,5 litre d’eau par personne pour une demi-journée de marche, et plutôt 2 à 3 litres pour une randonnée de 4 à 6 heures entre juin et septembre. Contrairement à certains massifs de montagne, les points d’eau sont quasi inexistants dans les Calanques : aucune fontaine, aucun refuge, et des sources naturelles rares et souvent non potables. Il est donc illusoire de compter sur un ravitaillement en cours de route. Privilégiez une poche à eau (type camelback) qui encourage à boire régulièrement, plutôt que deux grandes bouteilles que l’on oublie d’ouvrir.
La gestion thermique passe aussi par le choix des vêtements et du rythme de marche. Un chapeau à large bord, des lunettes de soleil, un t-shirt technique respirant et, idéalement, des manches longues légères offrent une meilleure protection qu’un simple débardeur, même si ce dernier semble plus « frais » à court terme. N’hésitez pas à adapter votre allure en fonction de la chaleur : ralentir, multiplier les petites pauses à l’ombre, commencer à marcher à l’aube ou en fin d’après-midi. Dans les Calanques, comme dans le désert, c’est souvent celui qui sait économiser ses forces qui va le plus loin.
Système d’alerte massif et fermetures préfectorales anti-incendie
Enfin, aucun projet de randonnée dans les Calanques ne peut faire l’impasse sur la question du risque incendie. Entre le 1er juin et le 30 septembre (et parfois au-delà selon les conditions), l’accès aux massifs forestiers des Bouches-du-Rhône est réglementé quotidiennement par arrêté préfectoral. Un système de carte, accessible en ligne, classe chaque massif (dont celui des Calanques) en plusieurs niveaux de risque : ouvert, déconseillé, ou fermé. En niveau de risque maximal, l’accès est strictement interdit, à pied comme à vélo, sous peine d’amende.
Ce dispositif, souvent mal connu des visiteurs occasionnels, a pourtant un impact direct sur votre capacité à réaliser vos randonnées. La veille ou le matin de votre sortie, vous devez impérativement consulter la carte « Accès aux massifs forestiers » publiée par la préfecture des Bouches-du-Rhône ou relayée sur le site du Parc National. Si le massif des Calanques est indiqué comme fermé, il vous faudra reporter ou modifier votre projet, même si le ciel semble dégagé et que la mer invite à la baignade.
Au-delà de cette règlementation, chacun a un rôle à jouer pour limiter le risque incendie : interdiction absolue de fumer sur les sentiers, de faire un feu ou un barbecue, de laisser du verre ou des déchets susceptibles de favoriser un départ de feu. Un simple mégot jeté au sol peut suffire à déclencher un incendie dévastateur dans ce milieu sec et venté. En respectant ces règles, en préparant soigneusement vos itinéraires et en restant attentif aux alertes officielles, vous contribuez à préserver ce joyau méditerranéen pour les générations de randonneurs à venir.